L’église
Construction :
XIIe siècle.
Eglise primitive, du roman de la fin du XIIe siècle, profondément remaniée au XIXe siècle. Aujourd’hui, seules quelques traces romanes subsistent notamment des modillons à l’extérieur : tête hilare, autres têtes, roue. Du gothique, on remarquera surtout les culots : têtes prises dans les feuillages, aigle, bouc, loup, animal se soutenant le menton.
Quant au clocher, à l’origine « à peigne » et placé à cheval sur le mur ouest, il fut démoli en 1842 et remplacé par une construction carrée, adossée au mur ouest et coiffée, au-dessus du beffroi, d’une flèche octogone aiguë.
« Il est utile aux voyageurs égarés dans les neiges qui recouvrent cette partie des montagnes pendant plusieurs mois ».
Notons que, l’ensemble de l’édifice, dédié à Saint-Julien-d’Antioche, est « en basalte du Pays, dit de la Montagnoune ». (1)
Historique :
« L’abbé Teillard dit « que les pillards appelés de Brioude par Guillaume de Cardaillac ravagèrent tout ce pays, s‘emparèrent de l’église qu’ils profanèrent par les viols, les meurtres, et autres crimes ». M. Paul de Chazelles complète de la façon suivante les dires du précédent auteur. « Cette église servit de refuge, en 1366, à un compagnon nommé Mignot, bâtard de Cardaillac, qui, à la tête d’une compagnie de gens armés par ordre de Guillaume de Cardaillac, vicomte de Murat, et conjointement avec Séguin de Badafol établi à Brioude, portait le pillage et la dévastation dans ces contrées. L’évêque de Saint-Flour envoya contre eux des gens déterminés. Ils forcèrent l’entrée de l’église et, après un combat assez vif, se saisirent de Mignot et de toute sa bande : tous furent pendus. Charles V accorda des lettres de rémission aux gens de l’évêque et l’église qui avait été polluée dut être de nouveau consacrée. »(2)
Suite à cet événement, l’église, ayant subi de graves dommages, fut reconstruite en grande partie.
Annotations
1. A.D. de ROCHEMONTEIX, Les églises romanes de la Haute-Auvergne, 1966.
2. Ibid